Ascenseurs à sensation

Quel non-sens ces satanés ascenseurs ! Sans le moindre sous de sens civique, ils n’ascensent pas vite: c’est l’assentiment général, sûrement d’une assertion sincère! C’est insensé que s’écoulent sept minutes pour simplement soutirer un service. Je subi le sort du supplicié à assister au spectacle saccadé des portes qui s’assemblent et se séparent sans cesse alors que le signal sonne et scintille, et suspend la sollicitation d’un ascenseur plus serviable (ce qui me sidère).

Le sas s’appretant à se sceller, j’ose aspirer à l’espoir, mais c’est une sordide sensation d’assassinat qui surgit lorsqu’un sot s’insère subitement entre ces portes qui s’apprêtaient à se souder, se soumettant enfin à cinq minutes d’assaut solide et excessif sur le satané signal. Serrés souvent que nous sommes dans l’espace d’un ascenseur qui prétende ascencer mais qui le simule. Quel insensé !
Et puis, ils n’ascensent pas vite ces ascenseurs, le temps nécessaire pour se hausser du premier au cinquième, un aveugle suspecterait être au soixante-sixième ! De quoi sûrement s’assoupir. Si ce n’était que cela ! Je soupçonne des salauds sans scrupules d’avoir saboté le bon sens de ces ascenseurs. C’est ça la science ! La façon la plus simple de descendre du 4ième au sous-sol, c’est encore de s’élever au ciel, puis de se déascensionner (tout ce qui monte redescend), simplement parce que ça prend six fois moins d’instants pour recevoir un ascenseur qui se hausse plutôt qu’un qui descend.

Mais ce qui me fait suprêmment suer, c’est d’embarquer un cinglé insouciant au premier et qui se soutire au deuxième, alors que nous sommes saucissonnés dans cette espace serré. L’insensible ! Soit dit en passant, cela m’abasourdi si l’on estime les insignifiantes secondes nécessaires pour s’élever d’un étage par les escaliers.
Spartiate, j’assume: j’ascensionne les escaliers de service.